Présentation
À travers des épreuves photographiques originales, des dessins, des estampes, des peintures et des objets, l’exposition invite à découvrir l’héritage de l’un des ateliers les plus importants et les plus durables des débuts de la photographie. Le propos de l’exposition s’appuie sur des pièces issues des très riches collections de la BnF, que viennent compléter des prêts prestigieux du Metropolitan Museum of Art de New York, du John Paul Getty Museum de Los Angeles, du musée d’Orsay, du musée de l’Air du Bourget, de l’Ecole des Beaux- Arts de Paris et de la Société française de photographie.Trois parties illustrent les caractéristiques de l’entreprise des Nadar, des années 1850 à la fin des années 1930.
Paul Nadar, Sarah Bernhardt dans Pierrot assassin, 1883
BnF, département des Estampes et de la photographie
Bande-annonce de l'exposition Les Nadar, une légende photographique
L'exposition en détails
La première partie, « Les Nadar par les Nadar », fait la lumière sur l’histoire familiale en présentant une sélection des très nombreux portraits et autoportraits des trois photographes et de leur cercle privé. Elle témoigne de leur implication personnelle dans l’atelier, leurs relations complexes et la manière dont ils utilisèrent leurs propres personnes pour promouvoir leurs ateliers et leur production. Souvent mis en scène, travestis, scénarisés, ces portraits construisent une légende familiale qui va des prises de vues en studio dans les années 1850 jusqu’aux instantanés Kodak de Paul Nadar, et illustrent en filigrane l’histoire de la représentation photographique elle-même.
La deuxième partie, « Art et industrie du portrait », est consacrée à l’héritage des Nadar dans ce domaine et inclura une sélection de portraits emblématiques des personnages les plus connus et les plus influents de leur époque. Elle met en évidence leurs approches différentes ainsi que l’évolution des techniques photographiques et du goût au cours d’un siècle. Elle comprend des chefs-d’œuvre du portrait photographique par Félix Nadar et Adrien Tournachon. Les relations d’amitié que Félix Nadar a pu entretenir avec Gustave Doré ou Baudelaire ont permis de produire des portraits très intimes. Les nombreux ateliers des Nadar à Paris, et même à Marseille, seront évoqués à travers des photographies permettant de voir les lieux et les coulisses des dispositifs de prises de vue.
Enfin, la dernière partie de l’exposition, « Art et science », établit le lien des Nadar avec l’actualité de leur temps et la manière dont leur œuvre photographique s’est très souvent associée à des découvertes scientifiques et techniques. Témoignent de cette implication les reportages photographiques d’Adrien Tournachon sur les races de bovins et de chevaux, ou sa collaboration avec le docteur Duchenne de Boulogne pour saisir le mécanisme de la physionomie humaine. Quant à Félix Nadar, il s’est fait connaître durablement pour son utilisation pionnière de la photographie à la lumière artificielle : portraits nocturnes en studio, reportages dans les égouts et les catacombes de la capitale, photographies sous la mer dans des caissons étanches dans le port de Marseille. Il est également connu pour les premières photographies aériennes qui résultèrent de sa célèbre passion pour la navigation aérienne. Une projection sous forme de diaporama évoque par ailleurs le voyage au Turkestan de Paul Nadar en 1890, et la projection publique qu’il organisa lui-même à son retour.
Commissariat :
- Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la photographie, BnF
- Anne Lacoste, directrice de l’Institut pour la photographie des Hauts-de-France
Entretiens avec les commissaires de l'exposition
Entretiens avec les commissaires de l’exposition, Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la photographie et Anne Lacoste, directrice de l’Institut pour la photographie des Hauts-de-France
Galerie
Revue de presse
« La BnF réconcilie les Nadar frères et fils »
« La BnF consacre une rétrospective à ces trois portraitistes hors pair. Et rend à chacun la place qui lui est due. »
« L’exposition retrace le parcours d’une famille qui s’est construit sa propre légende. »
« C’est une histoire de famille qui nous est contée. »